La CPI va statuer dans les prochains jours sur la demande de liberté provisoire de Bemba

Publié le par darnainfo

 

APA-Kinshasa (RD Congo) La Cour pénale internationale (CPI) statuera dans les tout prochains jours sur la possibilité ou non d’accorder à Jean-Pierre Bemba la liberté provisoire sollicitée par ses avocats, a indiqué le chargé de la communication de la représentation de la CPI à Kinshasa, Paul Madidi au cours d’un entretien mardi avec APA.


Le secrétaire général du Mouvement de libération du Congo (MLC, le parti de Bemba), François Muamba avait annoncé lundi au cours d’une rencontre avec les cadres et militants de ce parti qu’une liberté provisoire avait été accordée à Bemba lors de l’audience de lundi à La Haye.

Jusqu’à mardi en début d’après-midi, Canal Congo Télévision (CCTV) et Canal Kin Télévision (CKTV), deux chaînes de télévision appartenant à M. Bemba, continuaient à diffuser un message relatif à une décision de liberté provisoire prise, selon ces sources, depuis lundi en faveur du leader du MLC.

« Aucune décision n’a été prise », a indiqué M. Madidi soulignant qu’au cours de l’audience de mise en liberté provisoire lundi, toutes les parties ont présenté leurs arguments, notamment la défense qui a demande une remise en liberté de son client et l’accusateur qui estime que le prévenu devrait rester en détention.

La juge a rendu une ordonnance demandant au Portugal, à la France, à la Belgique et aux Pays Bas de soumettre au plus tard le 10 juillet prochain leurs observations sur la requête de mise en liberté provisoire de Bemba et sur les conditions que ces pays devraient lui imposer pour qu’il soit reçu sur leurs territoires en cas de libération.

L’avis du juge devra donc intervenir avant le 10 juillet, a ajouté le chargé de la communication de la représentation de la CPI à Kinshasa.

Chef de l’ancienne rébellion du MLC (transformé en parti politique depuis 2003), et ancien vice-président de la République démocratique du Congo, M. Bemba a été arrêté samedi 24 mai 2008 dans la banlieue de Bruxelles, dans le cadre d'un mandat d'arrêt délivré par la Cour pénale internationale qui l’accuse de crimes de guerre et crimes contre l'humanité à la suite de viols, tortures et pillages présumés perpétrés par les forces de son mouvement rebelle en Centrafrique en 2002 et 2003.

La Cour considère le chef du MLC comme pénalement responsable des crimes commis en Centrafrique par ses troupes qui sont entrés dans ce pays à l’appel de l’ancien président Ange-Félix Patassé dont le régime était menacé par l’avancée de la rébellion de François Bozizé, l’actuel chef de l’Etat centrafricain.

La CPI avait décidé au cours d'une de ses dernières audiences l'ouverture prochaine du procès de M. Bemba qui garde encore sa fonction de sénateur en RDC en dépit du fait qu'il séjourne à l'étranger depuis le 11 avril 2007, à la suite des affrontements les 22 et 23 mars dans la capitale congolaise entre sa garde et les éléments loyalistes.
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Publié dans Afrique

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