Dakar, 19 mai (APS) – La 17-ème Assemblée régionale Afrique du parlement francophone a pris fin mardi par une déclaration mettant l’accent sur la volonté de l’organisation de rappeler à ses membres les principes ayant toujours guidé l’action parlementaire de la francophonie et qui prônent qu’un pouvoir ne peut être légitime que s’il est issu d’élections libres et transparentes. Lue par le chargé de mission Afrique, le député Arsène Yé du Burkina Faso, la déclaration de la Régionale Afrique de l’Assemblée parlementaire Francophone réitère ainsi avec fermeté sa condamnation de toutes les tentatives ne respectant pas l’Etat de droit ou visant à s’affranchir des règles constitutionnelles, surtout lorsqu’elles s’accompagnent d’un recours à la force ayant pour but de renverser un pouvoir légitime. Sur cette lancée, l’Assemblée réaffirme l’importance du rôle de la francophonie parlementaire dans la surveillance des situations de crise et l’accompagnement des pays en sortie de crise. C’est pourquoi, les parlementaires se sont inquiétés des conséquences déstabilisatrices croissantes de l’action de certaines forces agissant en dehors de toute règle juridique et ayant pour but exclusif des profits rapides en s’appropriant des richesses naturelles ou en favorisant le développement de trafics divers, de drogue notamment. Un appel à la communauté internationale a été lancé afin de développer tous les moyens propres à lutter contre de tels agissements et à aider les pays les plus exposés à ce fléau. Les parlementaires africains francophones ont aussi souhaité que leur la Mondiale parlementaire intensifie et approfondisse sa réflexion sur les questions liées à la sécurité des Etas et au rôle des parlements dans ce domaine. Sur la situation de certains pays en conflit, la 17-ème Assemblée régionale ouverte lundi à Dakar, s’est particulièrement réjouie que la date des élections présidentielles en Côte d’Ivoire soit enfin fixée, tout en demandant dans cet esprit de retour de la paix que la parole soit rendue au peuple le plus rapidement possible en Mauritanie, en Guinée et au Madagascar où les sections APF ont été suspendues à cause de la prise du pouvoir par l’armée. Par ailleurs, les parlementaires présents à Dakar se sont inquiétés des actes récurrents de déstabilisation en République démocratique du Congo, perpétrés et soutenus par des forces extérieures. Les attaques répétées contre le Tchad à partir du territoire du Soudan, ‘’au mépris des accords multiples conclus entre les deux pays’’, ont été aussi condamnées par l’Assemblée qui a en outre exprimé sa vive préoccupation face aux menaces graves qui pèsent sur le processus démocratique au Niger. A côté de ces préoccupations envers des pays en conflit, les parlementaires ont salué les efforts fournis par certains pays, notamment le Burundi pour sortir de leur crise par le dialogue et se félicitent de l’implication effective de la communauté internationale pour mettre un terme aux crises en cours. Ainsi, l’APF a soutenu l’action positive de l’Organisation internationale de la Francophonie, l’appelant à ‘’intensifier ses efforts dans ce sens’’. La rencontre de la Régionale Afrique de l’APF a mis l’accent pendant ses deux jours de travaux sur la crise financière en Afrique. Prés d’une vingtaine de pays ont envoyé des délégations de parlementaires et de sénateurs aux assises de Dakar où il y avait également le secrétariat général de l’APF et la communauté française de Belgique. |