Tchad : A l’approche des troupes de l’UFR, Deby prend les Tchadiens en otage

Avec l’avancée très sensible des forces de l’UFR la panique du régime tchadien est à son comble depuis hier en fin de matinée, et semble même friser la paranoïa.
C’est ainsi que, conscient de sa chute très imminente et décidé à vouloir emporter tous les Tchadiens avec lui, Deby Itno et ses compères ont décrété un Etat d’urgence de fait autour de N’Djamena où les mouvements de sortie et d’entrée des populations sont fermement prohibés. Les frontières avec le Cameroun (de Ngueli au Tchad à Kousseri au Cameroun), pour ne prendre que cet exemple, sont fermées et étroitement surveillées. Non seulement Deby voudrait empêcher la plupart de ses soldats qui prennent souvent sur eux de se mettre en tenue civile pour déserter plus facilement, parce que ne comprenant rien à cette guerre fratricide à laquelle ils sont contraints par l’entêtement du dictateur tchadien, mais également, il veut se servir de la population civile comme d’un bouclier, en espérant que les forces de la résistance éviteront d’aller plus loin de crainte de faire de nombreuses pertes au sein de la population innocente.
Mais les populations peuvent être rassurées, puisque selon des informations émanant des sources proches de la résistance, l’UFR a pris des dispositions, pour non seulement éviter de faire payer aux civils le tribut d’une confrontation engagée uniquement pour les libérer, mais aussi pour repérer les positions des troupes du dictateur, et ne s’attaquer qu’à celles-ci, quand bien même elles se cacheraient lâchement derrière les populations.
L’UFR est d’autant plus confortée dans son assurance de pouvoir éviter les casses inutiles au sein de la population civile qu’elle reçoit très régulièrement des informations sur les mouvements et manœuvres des troupes censées rester fidèles à Deby.
Joint hier à 23 heures, un des porte-parole de l’UFR a dit appeler les populations tchadiennes, notamment celles des zones qu’elles traverseront dans leur marche sur N’Djamena, à ne pas paniquer et surtout à ne rien faire qui soit susceptible de les exposer aux exactions des miliciens de Deby, très souvent portés à la pratique de la politique de la terre brûlée en pareille circonstance.
Selon ce porte-parole, l’heure de la chute de Deby a sonné ! « Irréversiblement ! », a-t-il ajouté.
Par D.L de Ndjamena-matin