La dette de Déby envers ses parrains français vient de loin

La dette de Déby envers ses parrains français vient de loin. En 1990, c'est avec le soutien de la DGSE – les services secrets – que l'officier en disgrâce, parti lui aussi du Darfour soudanais à la tête de sa colonne rebelle, conquiert N'Djamena et déloge Habré. "Je ne vous offre, jure-t-il alors, ni l'or ni l'argent, mais la liberté." Serment à moitié honoré depuis lors: dans un Tchad gangrené par la corruption, seule la caste du chef baigne dans l'opulence. Quant à la liberté, les réfractaires n'ont que celle de se taire.
Par Vicent Hugeux
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