Partager l'article ! Ville de N’Djaména: Mme Mbaïlemdana dresse le bilan de ses 108 jours à la mairie - Afrique en ligne: Nommée le 28 janvier 2010 à la tête ...
Nommée le 28 janvier 2010 à la tête du comité de gestion de la ville de N’Djaména, Mme Marie-Thérèse Mbaïlemdana, a évalué ses 108 jours lors d’une conférence
de presse, le 18 mai 2010 dans la salle de réunion de l’hôtel de ville. Par Eloi Miandadji, journaliste de La Voix.
Mme le maire, Marie-Thérèse Mbaïlemdana, se dit satisfaite des réalisations faites par son équipe pendant 108 jours. Au cours de cette conférence de presse, Mme Mbaïlemdana rend visibles les
réalisations du comité de gestion de la ville de N’Djaména durant les 108 jours. Certes Mme Mbaïlemdana est consciente qu’un certain nombre de ses décisions qui contrastent avec les habitudes des
N’Djaménois, mais elle ambitionne, à l’en croire, de faire de N’Djaména une capitale digne de ce nom.
Durant les 108 jours, son équipe a pris plusieurs décisions parmi lesquelles l’interdiction de la vente de médicaments frelatés dans les marchés et aux abords des rues, le dépôt des ordures, du
sable, du gravier et autres matériaux de construction et la circulation des « leyda » qui jonchent les rues, entravant le drainage des eaux. «Ce n’est pas tout, ajoute-t-elle, nous avons aussi
demandé à nos concitoyens riverains des voies bitumées de construire en matériaux durables et de paver la devanture de leurs habitations». Pour ce qui concerne les décisions jugées impopulaires,
le maire explique qu’elles ne relèvent pas de sa volonté en tant que Mme Mbaïlemdana. Concernant les riverains, la mairie, selon Mme Mbaïlemdana, a informé au préalable les concernés en leur
montrant le modèle qu’il faut respecter pour la reconstruction de certaines habitations aux abords des rues bitumées. «La reconstruction ne concerne que les murs qui font face aux voies bitumées.
L’intérieur de la maison peut être construit en secco, en poto-poto et autres matériaux locaux selon la capacité de chacun», précise-t-elle. «Les délais que nous accordons tiennent compte du fait
que la population est informée il y a belle lurette, sauf qu’elle manque parfois de volonté pour accompagner les autorités municipales dans la mise en application des décisions prises. Nous
serons désormais appelés à utiliser des méthodes fortes pour discipliner les récalcitrants», avertit-elle. Mme Mbaïlemdana d’ajouter que, «pour que N’Djaména soit belle et enviable, il faut
consentir de sacrifices. Si les gens trouvent contraignante nos décisions et qu’ils veulent que la ville soit propre, c’est qu’ils sont eux-mêmes en désaccord avec ce qu’ils veulent».
A propos du recrutement de nouveaux agents et la compression d’anciens qui a défrayé la chronique il y a deux mois et quelque, Mme Mbaïlemdana affirme que la mairie a posé des actes judicieux :
«Il y a des personnes qui sont payées 600 000 à 700 000 francs par mois à ne rien faire. Si nous avons employé une main d’œuvre qui coûte à peine 45 000 francs, sur un ancien agent, on se
retrouvera avec 40 autres, ce n’est pas mieux ? ». Elle ajoute que « le fait d’employer des enfants qui viennent d’achever leurs études et qui ne font rien est une manière de les abrutir ». Un
argument non fondé ! Madame le maire ignore-t-elle qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ?
A l’issue de sa conférence de presse, le maire de la ville de N’Djaména annonce son intention de créer une radio communale afin de sensibiliser la population sur le bien-fondé des décisions de la
mairie qui portent sur l’assainissement et le développement d’une capitale qui veut devenir la vitrine de la sous-région Afrique centrale.
Eloi Miandadji
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